
Il n'y a pas que la chevalière des familles et la gourmette à la titi parisien. Il y a aussi des créations contemporaines. La galerie Elsa Vanier, à Paris, consacre une exposition aux bijoux précieux pour hommes, dessinés par une vingtaine de joailliers. Du sobre et du sophistiqué à des prix qui s'échelonnent de 90 euros à 7 000 euros : anneaux ludiques et pin's décoratifs de Claire Wolfstirn, bagues épurées de Yannick Monchanin aux lignes industrielles plongées dans l'or et l'acier, pendentifs festifs de Sébastien Parfait et son bouchon de champagne stylisé. Ou encore des bijoux de mâle signés Franci Camus, à l'instar de ces balles de revolver en or massif transformées en pendentifs. «En France, contrairement à l'Italie ou aux pays du Nord, l'offre de bijoux précieux masculins reste encore confidentielle, estime Elsa Vanier. C'est un héritage de la Révolution française, qui a banni le bijou pour hommes, attribut de pouvoir et symbole de la richesse des nobles.»
Aujourd'hui, les amateurs sont de plus en plus nombreux : les hommes osent enfin se passer la bague au doigt !
|