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| Catégorie : Informatique | |||
| Ajouté le : 11.09.2005 01:51 | |||
| Auteur : teamkiller | |||
Rester compétitifs ! Soumis à cet impératif, les géants de l'informatique taillent, les uns après les autres, dans leurs effectifs en Europe. En mai, IBM avait déjà décidé de supprimer dans la zone 10 150 emplois, sur un total de 14 500 suppressions dans le monde. Hier, Hewlett-Packard a annoncé sa décision de réduire le nombre de ses salariés sur le Vieux Continent de 6 000 personnes, dont 1 250 à 1 300 pour la seule France, a-t-on appris de source syndicale, à l'issue du comité central d'entreprise européen qui s'est tenu à Bruxelles. Globalement, le numéro deux mondial de l'informatique personnelle va supprimer 14 500 postes dans le monde, sur un total de 150 000 employés. «Nous ignorons si ces mesures sociales concerneront des gens de production ou des gens de service», explique Marc-Antoine Marcantoni, coordinateur européen de la Fédération européenne de la métallurgie et membre de la CFTC. La firme de Palo Alto qui emploie 45 000 salariés en Europe, dont 4 800 dans l'Hexagone, va aussi alléger sa présence en Allemagne et au Royaume-Uni. Inquiets, environ 2 000 salariés français avaient manifesté dès avant-hier pendant une heure. Ils étaient nombreux dans l'Isère où le groupe américain possède deux sites à l'Isle-d'Abeau (350 salariés) et à Grenoble-Eybens (1 800 personnes). Hier, le ton est monté d'un cran. «On est confronté à un libéralisme sauvage. On fait plaisir à l'actionnaire», explique François Larbre, représentant syndical CFE-CGC au comité d'entreprise de HP France. Dès lundi, des comités de groupe vont se tenir dans plusieurs pays, dont la France. Les syndicats et les directions de chaque filiale y discuteront des mesures appliquées dans chaque pays. «Notre objectif est d'éviter si possible les fermetures de sites et les licenciements secs», assure Marc-Antoine Marcantoni. Comme IBM, Hewlett-Packard est confronté à un triple défi. D'abord, le ralentissement de l'économie européenne handicape le marché informatique dont la bonne santé est liée aux dépenses des entreprises et des ménages. Ensuite, la chasse aux coûts est indispensable face à des concurrents toujours plus redoutables. Le chiffre d'affaires par employé n'est que de 530 000 dollars chez Hewlett-Packard quand il avoisine 900 000 dollars chez Dell. Enfin, la course à la rentabilité est d'autant plus brutale que Hewlett-Packard et IBM doivent aussi changer leur organisation pour répondre de manière plus efficace aux besoins des clients. |
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