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| Catégorie : Sciences | |||
| Ajouté le : 11.11.2005 02:38 | |||
| Auteur : [i] s l E m | |||
Certaines pharmacies n'ont déjà plus de vaccins antigrippaux. Une nouvelle conséquence de la peur que suscite le risque de pandémie de grippe aviaire. Priorité pour les autorités : vacciner les personnes à risque. La peur d'une pandémie de grippe aviaire n'en finit pas de bouleverser la consommation médicale en France. Après s'être rués sur le Tamiflu (cliquez ici pour l'article "Pharmaciens et généralistes face aux craintes"), les Français ont été plus nombreux que l'an passé à se faire vacciner contre la grippe "classique" (1). 10% plus nombreux, a précisé jeudi matin sur France Info Nathalie Drouillet, directrice des achats d'OCP, un répartiteur ou "grossiste" qui fournit les pharmacies en produits de santé. "La consommation va plus vite", confirme à tf1.fr Emmanuelle Wargond, adjointe au directeur général de l'Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé (Afssaps). "11,2 millions de doses de vaccins antigrippaux étaient disponibles pour le marché français, indique-t-elle. Sur les 10 millions de doses destinées aux pharmacies, 8,6 millions ont déjà été vendues". Résultat : un début de pénurie qui touche des grossistes et pharmacies. "Certaines pharmacies font même des listes d'attente", pointe le docteur Anne Mosnier, l'un des coordinateurs nationaux du Grog, un réseau de surveillance de la grippe. "Nous parlons de tensions sur les approvisionnements", corrige Emmanuelle Wargond. Et de préciser qu'il reste chez les fabricants "une centaine de milliers de doses" que l'Afssaps et la Direction générale de la santé leur a demandées de "ne pas mettre tout de suite sur le marché". L'objectif, poursuit la responsable de l'Afssaps, est que les personnes à risque (personnes âgées, certains malades) puissent se faire vacciner contre la grippe en priorité. Car les doses de vaccins sont produites en amont sur la base des commandes des grossistes et pharmacies. Après avoir produit un vaccin contre les souches de la grippe présentes dans l'hémisphère Nord, les laboratoires produisent celui destiné à l'hémisphère sud : il leur est donc impossible de reprendre leur production si la demande est plus élevée que les commandes passées. Si les laboratoires disposent encore d'une "centaine de milliers de doses", c'est que les livraisons s'effectuent en "plusieurs vagues", souligne Arne Näveke, directeur de la communication de Sanofi-Pasteur MSD, le plus important fabricant de vaccins pour le marché français. "Mais tous les lots sont déjà attribués" aux grossistes et pharmacies. Des conseils aux pharmaciens Des "conseils" seront donc adressés "dans les jours à venir" aux pharmaciens et aux professionnels de santé pour qu'ils réservent en priorité les doses de vaccin restantes aux personnes à risques, indique Emmanuelle Wargond. Une communication auprès du grand public pourrait suivre également. Car les recommandations de l'Organisation mondiale de la santé et des autorités sanitaires françaises en matière de vaccination antigrippale concernent uniquement ces personnes à risque (lire l'article "Faut-il se faire vacciner contre la grippe ?"). Et les autres sujets qui ne sont pas à risque, comment pourront-ils se protéger pendant l'épidémie de grippe ? En se protégeant efficacement, répond le docteur Mosnier : "il faut se laver les mains régulièrement, aérer chez soi, avoir une alimentation riche en fruits et légumes, jeter ses mouchoirs en papier après usage et si on est malade, ne pas éternuer sur ses voisins". Les malades risquent en tout cas de ne pas bénéficier de médicaments antiviraux, comme le Tamiflu et le Relenza, également en rupture de stocks. "Des lots seront mis à disposition du public pendant la saison grippale", rassure toutefois la responsable de l'Afssaps. Et le docteur Mosnier renchérit : "Il y a d'autres médicaments pour soigner la grippe". (1) Le vaccin contre le virus de la grippe "classique" ne protégera pas contre celui de la grippe aviaire, au cas où une pandémie se déclarerait. Néanmoins, il permettrait d'éviter à une même personne d'héberger les deux virus à la fois, ce qui pourrait faire apparaître un virus "mutant" de la grippe aviaire qui serait cette fois-ci transmissible d'homme à homme. Ce qui n'est pas le cas à ce jour. |
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