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| Catégorie : Sport | |||
| Ajouté le : 17.09.2005 22:41 | |||
| Auteur : teamkiller | |||
Le choc de la 5e journée du Top 14 entre le Biarritz Olympique et le Stade Français, revanche de la dernière finale du championnat, a tourné en toute fin de match à l'avantage des Parisiens, suite à un essai d'Olivier Sarraméa (14-7). Après cinq revers de rang à Aguiléra, Paris s'impose enfin au Pays Basque. Mais plus que cette première victoire parisienne cette saison, c'est le lamentable spectacle de deux équipes de ce niveau se livrant aux pires brutalités en première période – deux cartons jaunes, deux cartons rouges – qui restera. Plutôt navrant... Le contentieux était-il donc trop lourd pour que Biarrots et Parisiens ne parviennent pas à maîtriser leurs nerfs samedi, pour leurs retrouvailles, trois mois après la finale de feu le Top 16 remportée au finish (37-34, a.p.) par le Biarritz Olympique? Le désir de revanche des uns et de défense de leur pré-carré pour les autres était-il donc trop pressant pour que ces deux écuries fournissent, à l'occasion de cette affiche supposée majuscule, un tel spectacle? On parlera de contexte particulier, de cette demi-finale de Coupe d'Europe si houleuse et de cette finale pour le Brennus déjà émaillée de nombreux accrochages (1)... Sans doute, pourtant, deux des plus beaux fleurons du rugby de club français avaient les moyens de faire l'économie de ce début de rencontre totalement pollué par les mauvais coups. Si peu de jeu et des brutalités d'un autre âge, des bagarres générales dont l'élite du rugby français semblait avoir perdu le goût. Deux cartons jaunes pour tenter de calmer les esprits aux deux talonneurs August et Blin, anciens partenaires sous le maillot parisien et aujourd'hui meilleurs ennemis, puis deux cartons rouges pour Marchois et Harinordoquy, qui, définitivement, dénaturaient ce choc... Record de pénalités ! Biarritz avait eu la bonne inspiration, ou le minimum de lucidité, pour dès le coup d'envoi tromper une défense parisienne si peu en place. Une touche trouvée par Yachvili dans les 22 mètres adverses, un ballon chapardé à l'alignement stadiste et une bonne organisation des avants biarrots avant que, l'Argentin du BO, Martin Aramburu, après avoir profité d'une bonne sautée, ne prenne le placage de Skrela à défaut pour passer la ligne (7-0, 2e). M. Rosich pouvait dès lors jouait les gendarmes à l'envie pour tenter de faire entendre raison à vingt-deux acteurs déchaînés dans le plus mauvais sens du terme. Les chiffres de ce premier acte laissaient sur sa faim plus d'un spectateur à l'image de ces malheureuses 3'40 minutes de jeu effectif comptabilisées à l'issue du premier quart d'heure, ou encore ce quasi-record de pénalités (18 !) sifflées à l'heure de regagner les vestiaires (le record de la saison était jusqu'alors de 27 mais... sur un match entier, ndlr). Avec une bonne dizaine d'internationaux français présents sur le terrain, Bernard Laporte, dont on connaît le degré d'exigence envers ses Bleus en matière de discipline, pouvait apprécier... Comme un signe de ce si maigre intérêt pour le jeu, les deux fines gâchettes en lice samedi, à Aguiléra, Dimitri Yachvili et David Skrela, passaient, eux aussi, à côté de leur sujet. Un échec de Yachvili était suivi par un premier raté de Skrela cette saison. Etait-ce son replacement au poste de premier centre, l'Argentin Hernandez étant testé par Galthié à l'ouverture, le buteur parisien, si fiable depuis le coup d'envoi de ce Top 14, ratait une nouvelle fois la cible juste avant la pause. Et Paris, malgré une fin de première période plus encourageante, de se diriger alors vers une sixième défaite de rang au Pays Basque (2)... Biarritz perd le fil... Les hommes de Galthié finissaient le mieux et débutaient le mieux au retour des vestiaires. L'alignement biarrot semblait plus souffrir de l'absence d'Harinordoquy que les Parisiens de celle d'Arnaud Marchois, et le Stade Français frappait d'entrée au retour des vestiaires. Hernandez, à la hauteur à la baguette, perçait et toute la famille parisienne se retrouvait à proximité de la ligne biarrote autour de Christophe Dominici. L'arrière international était propulsé dans l'en-but sans que l'on sache si l'essai était validé. Après renseignements pris auprès de son assistant, M. Rosich libérait les visiteurs (7-7, 43e). Fabien Galthié, sentant depuis le bord de la ligne de touche, au micro de Canal+, que son équipe tenait de plus en plus son affaire, pouvait dès lors répéter à l'envie: "Si on perd ce match, on aura des regrets. Si on perd ce match, on aura des regrets..." Déjà Jérôme Fillol était à deux doigts de concrétiser la montée en puissance des siens face à des Biarrots de plus en plus en difficultés, notamment dans la relance du jeu. Mais le demi de mêlée parisien lâchait le ballon sur la ligne (69e). Et le Stade Français ne perdra pas ce match... Alors que les deux formations se dirigeaient vers un nul, très symptomatique de ce triste spectacle, Olivier Sarraméa, entré en jeu dans le sprint final pour remplacer un David Skrela, touché à l'épaule et pour lequel on pouvait craindre un mauvais coup, se retrouvait à la conclusion d'un mouvement enfin abouti. Deuxième essai parisien et première victoire cette saison à l'extérieur pour un Stade Français vainqueur dans la confusion (14-7, 79e). ![]() |
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